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Algérie Presse Service - mardi 29 octobre 2013

Grands transferts hydrauliques : pour généraliser l’accès à l’eau potable

ALGER - Les efforts déployés par l’Etat dans la mobilisation des ressources en eau à travers notamment les grands transferts hydrauliques ont permis la généralisation de l’accès à l’eau potable et une impulsion forte du secteur de l’agriculture.
De nombreux foyers de plusieurs wilayas du pays ont pu disposer, ainsi, de l’eau potable grâce aux projets du couloir Mostaganem-Arzew-Oran (MAO), de Tamanrasset ou encore de l’est du pays comme à Bouira et Sétif.
Le MAO se décline comme un système de transfert d’eau potable à partir des barrages de Chélif et Kadara vers le corridor de Mostaganem-Arzew-Oran, destiné à approvisionner ces zones avec une dotation de 300.000 m3 par jour.
Ce grand transfert hydraulique constitue, indéniablement, un des acquis d’envergure dont a pu bénéficier cette vaste région du pays.
Cette réalisation permet également d’alimenter les localités de la région Est d’Oran et les quantités supplémentaires d’eau acheminées par ce couloir sont orientées vers les localités de Sig et de Mohammadia, dans la wilaya de Mascara, par le biais d’un réservoir d’une capacité de 50.000 m3, réalisé dans la commune de Bethioua.
En plus de l’alimentation en eau potable ou pour satisfaire des besoins agricoles et industriels, c’est aussi la fixation des populations nomades qui est visée à travers ces projets comme c’est le cas à Tamanrasset à travers la réalisation du mégaprojet du transfert d’eau de la nappe albienne d’In Salah vers cette ville.
Le projet qui s’étend sur 750 km est opérationnel depuis mars 2011 après trois années de travaux.
Il s’agit d’une infrastructure hydraulique permettant l’acheminement des eaux souterraines d’In Salah via des canalisations totalisant un linéaire global de 1.200 km pour un investissement d’environ 2 milliards de dollars avec une capacité de 100.000 m3/jour.
A l’Est, c’est le transfert d’eau à partir du barrage de Koudiet Acerdoune dans la wilaya de Bouira qui figure parmi les grands projets du secteur de l’hydraulique.
Koudiet Acerdoune a une capacité de 640 millions de m3 d’eau et il est le 2ème barrage après celui de Béni Haroun dans la wilaya de Mila.
Il assure un volume d’eau annuel de 71 millions de m3 pour la wilaya d’Alger, 21 millions pour Bouira, 35 millions pour Tizi-Ouzou et 9 millions pour M’Sila.

Barrage de Mahouane : un projet d’envergure appelé à métamorphoser la région

Toujours à l’Est, c’est l’un des grands projets de transfert qui a été au centre d’intérêt du Premier ministre Abdelmalek Sellal lors de sa visite mardi sur le site du barrage de Mahouane à Sétif.
Ce projet est appelé à compenser dans une large dimension les besoins ressentis des sétifiens en matière d’eau potable et à donner une impulsion forte au secteur de l’agriculture.
Le projet est conçu pour acheminer vers la wilaya de Sétif quelque 300 millions de m3/an d’eau à partir des barrages d’Ighil Emda (Bejaia) et d’Erraguene (Jijel) tout en intégrant les barrages de Mahouane (Sétif) et de Draâ Eddis (El Eulma).
C’est un projet "parmi les plus difficiles à avoir été initiés dans le pays au regard des technologies utilisées pour sa concrétisation", avait souligné M. Sellal, en mai 2012, lorsqu’il était à la tête du ministère des Ressources en eau.
Il avait ajouté qu’un investissement de 130 milliards de dinars, soit l’équivalent d’un milliard d’euros, y a été consenti.
Ce projet aura aussi un impact sur l’emploi puisque 100.000 postes devront être créés dans l’agriculture.
Le barrage de Mahouane (10 km au nord de Sétif) a une capacité de stockage de 148 millions de m3.
Les impacts de ces grands transferts seront considérables et permettront l’irrigation de 40.000 hectares de terres agricoles supplémentaires en plus de la fourniture de l’eau potable au bénéfice d’une population de 1,3 million d’habitants.


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